Outils décisionnels et systèmes d’information géographiques sont tous deux utilisés pour regrouper, organiser et analyser un nombre important de données propres à l’organisation selon plusieurs dimensions ; dont la dimension spatiale. Associés, ils permettront notamment de localiser un marché potentiel, de mettre en relief des relations spatiales.
Une très bonne illustration du futur de la Location Intelligence est fournie par John Underkoffler lors de la TED conference de Long Beach (Cliquer ici et voir la partie de la présentation située entre 8'30 et 9'30)
Ainsi, tout objet ayant une adresse peut être représenté sur une carte à différentes échelles. Un point peut correspondre à une adresse, au code postal de cette adresse, à une région ou encore à un pays.
Les outils de Business Intelligence (BI) et les applications cartographiques (SIG) sont souvent employés par différents services au sein d’une même entité. Ils sont utilisés par diverses populations d’utilisateurs pour des besoins distincts et accessibles par différents canaux bien que ces systèmes regroupent souvent, ou du moins partiellement, des informations similaires.
Des réflexions s’engagent alors au sein des organisations sur l’intérêt d’intégrer ces deux technologies et ses bénéfices.
Lorsque les systèmes décisionnels restituent un indicateur par ses dimensions d’objet (quoi ?), de cible (qui ?), de lieu (ou ?) et de temps (quand ?), l’intégration de la BI avec le SIG va permettre de nouveaux champs d’études en ajoutant la dimension spatiale à l’analyse décisionnelle.
Ce nouveau type d’analyse permet ainsi, de :
- renforcer l’axe cible en révélant sur une carte un marché potentiel, soit la mise à disposition de données tierces qui viendront consolider les données internes de l’entreprise;
- obtenir une synthèse basée sur la dimension spatiale et la visualisation sur carte pour exposer des relations spatiales, des interdépendances difficile à comprendre le cas échéant.
L’organisation peut également tirer parti de la fusion de ces deux technologies pour optimiser la gestion de données de chaque système :
- Une plateforme décisionnelle s’intègre via un ETL et prend en charge une large variété de formats, de fichiers ainsi qu’un volume important de données. Mettre à jour des données attributaires dans un SIG, notamment lorsqu’elles proviennent de sources distinctes, est souvent plus consommateur en temps;
- La Business Intelligence regroupe de puissants outils de représentation graphique pour les rapports et analyses;
- Un SIG adopte plusieurs formats spatiaux et se compose d’outils spécifiques pour gérer les données spatiales;
- Les fonctionnalités SIG sont requises pour créer des caractéristiques graphiques propres aux nouveaux objets disposant d’une information géographique.
Un rapport ou tableau de bord géodécisionnel offre ainsi, les mêmes possibilités d’accès à la donnée qu’un outil de Business Intelligence classique (par exemple, le volume des ventes d’une ligne de produits donnée, sur plusieurs points de vente à une période précise),
la relation spatiale en plus.