20 June 2018

OpenStreetMap - bien plus qu'un Google Maps open-source

20 June 2018,
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A l’heure où Google Maps augmente drastiquement ses tarifs, nous avons voulu revisiter la solution OpenStreetMap (OSM) qui s’impose comme une alternative pour un usage professionnel et répondre à des question telles que “Qu’est-ce qu’OSM? Que permet ou ne permet pas OSM?…”

OpenStreetMap est un projet international collaboratif, fondé en 2004, collectant des données cartographiques (routes, voies ferrées, rivières, bâtiments, etc.) sur la totalité du globe. Ces données sont libres d’utilisation et sont exploitées dans de nombreux projets non seulement pour l’affichage de cartes, mais aussi pour des problématiques plus complexes telles que le calcul d’itinéraires

 

OpenStreetMap offre une cartographie du monde disponible sous forme de fonds de plan ainsi que les données vectorielles détaillées sous-jacentes.

OpenStreetMap regroupe désormais une communauté de plus d’1 million de personnes qui contribuent à enrichir la base sous forme de données descriptives.

 

Ces données décrivent l’espace sous forme d’un réseau spaghetti constitué de vecteurs et de nœuds, de points et d’informations sous forme de tags telles que nom, adresse, type de voie…

Toutes les données OpenStreetMap sont accessibles en format base de données et disponibles intégralement en Open Database License (ODbL).

OSM repose sur un modèle agile et collaboratif pour l’acquisition et la mise à jour des données.

Toute personne peut créer un compte et accéder à l’outil d’édition en ligne sur openstreetmap.org pour ajouter ou modifier la données simplement et rapidement.

Il existe d’autres alternatives dont JOSM qui est un outil riche, mais qui doit être installé sur le poste utilisateur, pour une gestion plus complète de ces mises à jour.

Copies d’écrans de l’éditeur en ligne et de l’outil desktop JOSM

 

L’écosystème OSM comprend par ailleurs une large communauté d’acteurs qui tirent partie de ces données pour offrir des solutions de visualisation cartographique, de localisation, de recherche de proximité, de calculs d’itinéraires…

 

Les données OSM sont utilisées dans de nombreuses solutions de visualisation cartographique, de localisation, de recherche de proximité, de calculs d’itinéraires…

 

Un ecosystème très riche et dynamique

Nominatim et OSRM sont deux projets open source parmi les plus populaires.

Nominatim permet de rechercher une localisation à partir d’une adresse et/ou d’un nom et de récupérer les coordonnées géographique (géocodage) ou inversement de récupérer une adresse et/ou le nom d’un emplacement à partir de ses coordonnées en cliquant sur une carte.

Le projet Open Source Routing Machine (OSRM), autre projet très populaire, offre des solutions de calcul d’itinéraires avec indication de distance et délais moyen selon différentes modalité de déplacement (piéton, voiture, transport…).

Exemple de calcul d’itinéraire avec OSRM

Les services OSM en lignes (Cartes, géocodage…) sont volontairement limités en ressources et ne sont pas adaptés pour une consommation excessive en usage professionnel.

Il est alors préconisé de mettre en place ses propres serveurs afin d’assurer l’affichage de cartes et les services associés dans ses applications professionnelles.

Une carte de type OSM est constituée d’un ensemble d’images, nommées tuiles, qui sont assemblées dynamiquement par un serveur de tuile en fonction de la zone, de l’échelle et de paramètres de restitution permettant de définir une restitution graphique personnalisée.

Afin de délivrer les performances attendues pour l’affichage de carte en quelques secondes, les tuiles sont pré-calculées sur tout le périmètre et à chaque niveau d’échelle. Il y par exemple 15 niveaux d’échelle OSM sur la France métropolitaine entre le niveau d’affichage des rues et celui de la métropole entière, ce qui représente des centaines de Go d’images.

Ces ressources en données et technologie offrent la possibilité de développer des solutions professionnelles à usage interne ou à usage commercial selon une approche stratégique “Build” favorisant l’indépendance vis à vis de grands éditeurs tels que Google maps, Esri, Here, Bing maps, Tom Tom, Mapbox…

La mise en place d’une architecture performante nécessite cependant un investissement lourd en infrastructure, en compétences et en processus pour assurer le stockage, la mise à jour et la restitution de ces données ainsi que des services associées.

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